Jim Wyllie
À l'automne de 1939, le soleil de l'Ouest réchauffait les paisibles moissons des champs de blé de la Saskatchewan. Cependant, la vie n'était pas aussi calme pour le fils nouveau-né James K Wyllie. Jim n'a pas hésité à brandir les armes et à foncer hardiment pour défendre nos libertés contre la menace d'une agression nazie. Grâce à Dieu, il est revenu vivant au Canada, mais non sans avoir sacrifié un bras et être affligé d'une blessure sérieuse et douloureuse à la jambe.
Plutôt que de s'apitoyer sur son sort, Jim s'est joint aux Services de guerre de l'UCJC (YMCA) à titre d'agent auxiliaire avant de devenir un surveillant des services récréatifs au ministère des Anciens combattants en 1946. Il a été par la suite embauché aux magasins de la Défense nationale en 1949. En 1954, il a exercé la présidence provinciale de l'Association des employés de la Défense nationale de la Saskatchewan et l'année d'après, la présidence nationale. De plus, il a fait partie de la direction de la Légion royale canadienne (filiale de Regina) qu'il a présidée durant six ans, à partir de 1957.
Homme solide, courtois et de petite taille, il possédait l'art de la mise en scène, en particulier lorsqu'il avait le microphone en main. Il aimait présider un congrès et insistait pour se nommer lui-même lorsqu'il se présentait devant le groupe. À ce moment-là, il lançait son bras gauche dans les airs et déclarait de sa voix rocailleuse, " mon nom est WYLLIE! ".
En 1966, notre confrère Wyllie a eu la distinction douteuse d'être le président actif le plus petit de l'Union des employés de la Défense nationale. Il a quitté son poste une journée plus tard afin d'occuper celui de vice-président de l'Alliance de la Fonction publique du Canada. Il est mort à l'œuvre, dix-sept ans plus tard, alors qu'il travaillait avec ardeur à l'AFPC; un homme dévoué au service de ses confrères et de ses consoeurs jusqu'à la dernière minute de sa vie.
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