L'année des longs couteaux!
C'était en 1989, l'année de la chute du mur de Berlin et de la fin de notre bonne fortune à la Défense nationale. L'UEDN avait appris avec stupeur en mai que le gouvernement allait fermer plus d'une douzaine de bases, touchant ainsi plusieurs centaines de nos membres au cours des prochaines années. Le moment était venu pour le syndicat de passer immédiatement à l'action.
Un comité mixte UEDN/AFPC a été formé pour résister à la fermeture des bases. Au mois de juin, l'AFPC a adopté une résolution de l'UEDN afin de créer un fonds de 100 000 $. Des excursions en autobus et des grands rassemblements ont eu lieu l'un après l'autre, un peu partout au pays.
Une résolution de l'UEDN, présentée par le Nouveau Parti Démocratique, demandait au gouvernement de mettre un terme à son programme de fermeture jusqu'à ce qu'un comité ait mené une enquête sur toutes les ramifications qui atteindront les collectivités impliquées et les personnes intéressées, et qu'il ait déposé un rapport devant la Chambre des communes. Cette motion est tombée dans l'oreille d'un sourd, et la lettre transmise au Premier ministre de l'époque, Brian Mulroney, n'a pas eu de meilleurs résultats.
Une conférence réunissant les cinq sections locales de l'Atlantique a eu lieu à huis clos en octobre pour renseigner les participants sur la façon de répondre aux demandes de renseignements de la part des membres ayant reçu un avis de licenciement. Les sujets traités portaient sur les méthodes de réduction de l'effectif, sur la maîtrise du stress et sur les possibilités d'emploi dans leurs régions.
Un résumé complet des événements qui se sont déroulés au cours des mois d'été a révélé que le sort de certains membres était réglé. Cependant, dans de nombreux cas, la piètre planification gouvernementale a laissé de nombreuses personnes dans un cruel état d'angoisse inutile. L'UEDN a remué ciel et terre pour essayer d'améliorer les compensations des travailleurs mis à pied.
Lorsque la poussière est retombée, 14 bases et plus de 1 200 employés avaient été touchés. Les SFC de Barrington, de Sydney, de Mont Apica et d'Holberg ont fermé leurs portes le 31 juillet 1990; les effectifs des BFC de North Bay, de Winnipeg, de Gander et de Rockliffe ont été réduits de beaucoup au cours des cinq années suivantes et les BFC de Chatham, de Moncton et Penhold réduites de façon radicale alors que celles de Summerside, de London et de Portage la Prairie ont été fermées quelque temps plus tard.
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