Historique
no 39

L’affaire du Mount Royal

Le Congrès de 1961 de l’Association des employés de la Défense nationale (AEDN) a eu lieu du 21 au 25 août à l’hôtel Mount Royal à Montréal. Il réunissait 122 délégués et 15 dirigeants élus représentant 75 subdivisions, de même que 48 conjointes, 20 enfants et 15 invités officiels. La situation promettait d’être mouvementée. En effet, comme c’était alors la coutume, tous les délégués et la plupart des dirigeants élus étaient affectés à l’un des sept comités du congrès, ce qui leur garantissait peu de repos puisque le travail devait se faire le soir et pendant les autres moments de relâche du congrès.

Mount Royal

On demanda aux membres toujours moins nombreux de donner des fonds pour permettre l’embauche d’un agent de formation, d’un agent de recherche et d’un autre agent local pour l’est du Canada chargé de faire pendant au travail exécuté par Jim Wyllie dans l’Ouest. On avait aussi besoin de deux agents du personnel pour les employés à traitement fixe et les employés rémunérés au taux courant – tout comme d’un avocat, d’un gestionnaire de bureau et de personnel de soutien. L’embauche du représentant local supplémentaire fut approuvée et les cotisations individuelles passèrent à 80 cents par mois.

Pour être mieux informés, les délégués demandèrent la nomination d’un rédacteur afin d’assurer la publication régulière du Bulletin de l’AEDN. Ken Green, secrétaire-trésorier national, nomma Lorne Bentham à cette fin expresse.

La négociation patronale-syndicale réussie d’une nouvelle procédure de règlement des griefs fut annoncée à l’assistance. On pressa les membres de se conformer strictement aux règlements tant pour régler les différends courants que pour jeter les bases de relations fécondes en vue d’une éventuelle convention collective future.

Le « comité exécutif » fut rebaptisé « comité de gestion » et ne compta plus qu’un président provincial – Ken Frazier de la Saskatchewan. Les élections tenues à la fin du congrès reconduisirent Jim Wyllie au poste de président national. Les délégués ne connurent toutefois pas de repos car ils devaient s’armer de courage en prévision des réductions du budget de la Défense qui se profilaient à nouveau à l’horizon.

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