Les débuts du syndicalisme
En 1948, Ken Fraser laissa un emploi syndiqué à la compagnie de pâtes et papier Kapuskasing pour se joindre à la fonction publique de Regina (MDN - REME) à titre de confectionneur d’instruments classifié. Il a été immédiatement recruté par l'Association des employés civils du district militaire no 12, laquelle comptait 17 membres. Cet organisme indépendant n’était affilié à aucune autre organisation syndicale et sa cotisation s'élevait à 0,25 $ par mois.
M. Fraser gravit les échelons de l’association et devint secrétaire-trésorier. La journée suivant cette nomination, il fut convoqué au service du personnel. L’agent du personnel civil (APC) l’accusa d’« association avec les communistes ». Cette accusation rendit M. Fraser furieux, car plusieurs des membres étaient des vétérans de la Seconde Guerre mondiale. Il conseilla à l’APC de le congédier, sans quoi il allait tout faire pour prendre sa revanche. Curieusement, il ne fut pas renvoyé.
À partir de ce moment, M. Fraser aida à organiser le reste de la base. Il est intéressant de savoir qu’il a découvert James K. Wyllie qui travaillait au service des approvisionnements de la base et qu’il l’a lancé dans une brillante carrière politique au syndicat.
Un jour, l’association de Regina reçut la visite de la Fédération du service civil du Canada (FSCC) et celle de son ennemi juré, Les fonctionnaires unis du Canada, qui venaient faire du recrutement. Le vote alla en faveur de la FSCC.
Ken Fraser est ensuite devenu président de succursale et s’est battu avec conviction pour obtenir de meilleurs salaires pour les membres qui bénéficient du taux actuel. Il a également fait du maraudage dans les bastions des Fonctionnaires unis à Moose Jaw, Dundurn et Saskatoon. En 1953, il est devenu, avec sa succursale, membre fondateur de l’Association des employés de la Défense nationale.
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