Historique
no 26

L’Est rencontre l’Ouest

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passait lors des réunions syndicales il y a cinquante ans? La nouvelle Association des employés de la Défense nationale (AEDN) a tenu deux réunions officieuses de son conseil exécutif au cours du premier semestre de 1954. On ne sait pas grand-chose de la séance de mars qui a eu lieu à Ottawa, sauf une liste des personnes présentes, qui comprenait notamment un mystérieux « M. Liquor » - une référence apparente à une aide régulière au recrutement dont Ken Green et James Wyllie se servaient.

Si Ken Green, le secrétaire-trésorier, n’a pu assister à la réunion de juin à Banff en raison de la maladie, il était par contre à l’ordre du jour. Après de nombreuses discussions, il a été convenu qu’il devrait passer 70 % de son temps à Ottawa et seulement 30 % sur la route à faire de la syndicalisation. Le confrère Green a également reçu une augmentation de 10 % de son salaire de départ de 4 800 $, une allocation d’automobile de 13 cents le mille et une indemnité journalière de 35 $. Les membres du Conseil exécutif se sont dit qu’ils devraient recevoir la même allocation de millage et la même indemnité journalière afin de compenser les pertes personnelles au niveau des congés ou de la rémunération pendant qu’ils s’occupaient d’affaires syndicales.

Le Conseil exécutif voulait également mettre fin à la pratique en vertu de laquelle on demandait à des fonctionnaires fédéraux retraités de cotiser à l’assurance-chômage. Apparemment, c’est le ministère qui décidait si ces paiements allaient être effectués. Cette situation a donné lieu à une décision de tenir une « rencontre sociale » en octobre et d’inviter les autorités gouvernementales à une réception au cours de laquelle le Conseil exécutif essaierait de les persuader d’être plus gentils envers l’employé retraité.

C’est ainsi que s’est amorcée une stratégie à long terme au sein de l’AEDN, qui est devenue plus tard l’UEDN, en vertu de laquelle le syndicat commanditerait de nombreuses réunions du genre, achèterait des billets pour assister à des matchs de football et inviterait des représentants et représentantes de la gestion « sous la tente ». Même si on ne réserve pas un bon accueil à de telles initiatives de nos jours, personne ne pourrait soutenir qu’un petit de « graissage de pattes » n’a pas eu d’effets bénéfiques pour les membres au fil des ans.

L'histoire de l' Union des employés de la Défense nationale
précédent / prochain

  Droits d'auteur © 2002-2007 l'Union des employés de la Défense nationale. Tout droits réservés.