Prévention des incendies de forêt
C'était en 1968. Dans des campagnes largement diffusées, l'Ours Smokey avertissait tout le monde : " Vous aussi, vous pouvez prévenir les incendies de forêt. " Un conseil judicieux, mais que le ministère de la Défense nationale n'entendit pas. Au moment de la ratification du contrat des Pompiers, le ministère laissa échapper un plan confidentiel pour en réduire le nombre aux sites des radars. Le directeur de la recherche de l'UEDN et le chef de l'équipe de négociation de l'AFPC, Jim Wyllie, rencontrèrent les dirigeants de la Défense, le 22 avril. Ils eurent droit à l'expression de regrets, mais guère plus. Aux séances de suivi avec le Personnel s'ajoutèrent le président de l'AFPC, Claude Edwards, et le directeur adjoint, Recherche.
Le ministère maintint sa position et se déclara prêt à prendre un risque calculé aux sites des radars en réduisant l'effectif à un pompier par poste de radar et en s'appuyant sur des volontaires formés. Toutefois, il consentit à répondre aux questions de l'Union avant d'en faire l'annonce. L'Union tira profit du délai pour demander aux membres des syndicats locaux de faire pression auprès de leurs députés respectifs.
Le calme avant la tempête cessa à la fin du mois de mai, lorsqu'on annonça que les avis de licenciement seraient émis deux semaines plus tard. Heureusement, la vérification de la main-d'œuvre sur laquelle insista l'Union fit en sorte qu'on offrit un autre emploi à environ la moitié des pompiers surnuméraires. Le nombre des postes de pompier à la Défense fut gelé et la Commission de la fonction publique coordonna les emplois pourvus dans les autres ministères. Malheureusement, les deux tiers des employés touchés n'avaient pas vraiment la possibilité de déménager.
Lorsque la poussière retomba à la fin de septembre, seulement quatorze personnes avaient été mises en disponibilité; on avait offert un autre travail aux autres. Trente-huit personnes obtinrent un poste de leur niveau au sein du groupe Pompiers à la Défense ou ailleurs dans la fonction publique. Quatre quittèrent le gouvernement avant le commencement des mises en disponibilité, alors que dix-neuf occupèrent d'autres postes dans la fonction publique. De son côté, Smokey n'était pas très heureux.
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