C’est sous un ciel bleu et les chauds rayons du soleil que s’est ouvert le 13e Congrès triennal de l’UEDN à Halifax. Le président national John MacLennan a souhaité la bienvenue aux congressistes et a présenté le Conseil exécutif national, le personnel et les invités d’honneur. Il a poursuivi en soulignant les victoires des trois dernières années, tout en prévenant les membres qu’ils devront également faire face à des défis au cours des prochaines années : la privatisation, la réduction des effectifs et la fermeture de bases. L’on s’inquiète particulièrement de l’adoption récente de la Loi sur la modernisation de la fonction publique et de la réorganisation continue des Forces canadiennes.
Notre confrère Dave Lake a interpellé le président pour que l’on traite en priorité la demande de mise en tutelle de la section locale 641. L’assemblée a voté en faveur de se pencher sur la question dès l’ouverture de la séance mardi matin, une fois que tout le monde aura eu la chance de lire attentivement la documentation.
Invité comme conférencier, le capitaine (N) Larry Hickey a parlé de la nouvelle politique de défense introduite par le chef d’état-major de la Défense, conjointement avec le ministre de la Défense nationale et du premier ministre. Il a insisté sur le rôle important qu’auront à jouer les membres de l’UEDN.
Le comité général a ouvert la séance avec son rapport en ordre de priorité. La première résolution abordée, celle de se débarrasser des zones régionales, a suscité beaucoup de commentaires positifs et de discussion. Chose intéressante, il y a plus de résolutions générales qui ont fait l’objet de discussions cette année que lors des congrès antérieurs.
Le fait saillant de l’après-midi a été un débat animé au sujet des avantages relatifs de l’arbitrage exécutoire comparativement à la grève de conciliation. Gary Robinson a fait valoir l’arbitrage exécutoire avec éloquence en s’appuyant sur ses expériences vécues, lui qui a participé à toutes les grèves publiques depuis 1975 et qui n’ont jamais eu de conséquences tout à fait positives. Plus souvent qu’autrement, une loi oblige les membres à retourner au travail et la seule chose qu’ils « obtiennent », c’est la perte de leur salaire. Brian Molsberry a renversé l’auditoire avec un discours passionné qui appuie la conciliation parce que le droit de refuser de travailler a traditionnellement été la seule monnaie d’échange que nous ayons. Il a prévenu que « les syndicalistes d’hier vont se retourner dans leur tombe si nous abandonnons volontairement ce droit ». À huit clos, le président a été contesté, mais en bout de ligne, l’assemblée a soutenu la recommandation « d’accorder une chance à l’arbitrage exécutoire! »
Les vétérans aguerris se sont mêlés aux nouveaux visages. Tout au long de la journée, l’extrême plaisir d’être rassemblé avec autant de consœurs et de confrères des quatre coins de notre pays l’a emporté sur le reste. L’observateur Kevin Marchand, qui en était à son premier congrès, a été tellement impressionné par les délibérations qu’il avait le sentiment que « malgré les coûts, la UEDN ne peut pas se permettre de ne pas organiser un Congrès à tous les ans ».