Conférence nationale sur la santé et la sécurité

Discours du Président national

Chers consoeurs et confrères,

Permettez-moi de souhaiter la bienvenue à ceux d’entre vous qui sont à Ottawa pour la première fois et à tous les autres, à l’occasion de la première Conférence sur la santé et la sécurité de l’UEDN.

Pendant les deux prochaines journées, vous aurez de nombreuses occasions d’établir des réseaux et d’entendre des témoignages qui, nous l’espérons, ne seront pas des histories d’horreur, de la part de vos consoeurs et confrères, sur la situation du programme de santé et de sécurité dans leur milieu de travail. Que vous soyez un employé du secteur public, du secteur privé ou d’un employeur distinct, les questions de santé et de sécurité sont les mêmes pour tous, peu importe le travail que nous accomplissons pour un employeur ou qui est cet employeur.

Bien que nos membres proviennent maintenant de divers milieux et que de nombreux changements soient survenus au fil des ans en raison de la restructuration et de la réorganisation du gouvernement, les questions liées à la santé et à la sécurité demeurent inscrites dans la loi, peu importe qui est l’employeur.

La santé et la sécurité sont une condition d’emploi qu’aucun travailleur et qu’aucun employeur ne peuvent négliger. C’est la législation la plus rigoureuse obligeant les deux parties à contribuer à l’amélioration de la qualité de vie en milieu de travail et à veiller à ce que les travailleurs canadiens soient employés dans un milieu sain et sûr.

On a souvent affirmé que si les travailleurs de ce pays avaient des conventions collectives ou des conditions de travail acceptées et respectées autant que l’est la législation en matière de santé et de sécurité, la productivité des employés serait à la hausse et les travailleurs s’empresseraient de se rendre au travail tous les jours.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les syndicats existent. La santé et la sécurité sont une priorité dans de nombreux mandats des syndicats.

On ne doit jamais oublier que c’est le mouvement ouvrier qui a exercé des pressions sur les gouvernements fédéral et provinciaux pour faire reconnaître l’importance d’un programme solide, transparent et global de santé et de sécurité en milieu de travail, appuyé par des lois très strictes.

Cependant, comme nous l’avons tous constaté, il n’existe pas de système parfait et certains employeurs ou gestionnaires n’ont pas encore reconnu les droits des travailleurs en matière de santé et de sécurité au travail. Nous devons poursuivre nos efforts collectifs en notre qualité de membres dynamiques à ce chapitre afin de nous tenir au courant, à jour et actifs. Il nous incombe de transmettre nos connaissances à notre milieu de travail de façon proactive, non conflictuelle et de faire preuve d’un jugement sûr en exerçant nos droits prévus par la loi en matière de santé et de sécurité.

Arrêtons-nous quelques instants pour constater où en sont nos programmes de santé et de sécurité et d’où nous partons.

En premier lieu, en nous fondant sur les fonctions de ce ministère, il est facile de faire valoir que ce que nous accomplissons à la Défense fait de nous l’un des ministères les plus diversifiés de l’ensemble du gouvernement et du secteur privé. Nous avons des emplois que personne d’autre ne peut ni ne veut occuper.

Au début, lorsque la loi n’était pas aussi rigoureuse, il y avait des violations de droits des travailleurs et les risques pris alors pour accomplir le travail demandé seraient inadmissibles aujourd’hui dans notre façon de travailler.

Malgré cette réalité, nos membres sont encore souvent exposés à certaines de ces mêmes conditions lors de l’accomplissement de leurs tâches, même s’ils sont susceptibles d’être mieux protégés, d’avoir un meilleur équipement et de recevoir une meilleure formation. L’employeur a même une meilleure compréhension de l’ergonomie pour nos travailleurs de bureau et surtout, des programmes améliorés de santé et de sécurité en milieu de travail. Mais notre tâche ne sera jamais terminée avec l’apparition constante de matériel perfectionné, de nouvelles méthodes de prestation de nos services, de nouveaux ordinateurs de haute technologie engendrant un niveau élevé de stress et, avec le vieillissement de la main-d’oeuvre, nous éprouverons toujours des problèmes de santé et de sécurité.

Ces conditions ne changeront pas ou l’employeur ne s’y adaptera pas parce qu’il le veut ou qu’il est disposé à les changer. Ces changements surviendront en raison des ententes conclues entre les représentants syndicaux et patronaux qui comprennent les lois sur la santé et la sécurité au travail et la conformité obligatoire y afférente. Bien sûr, certains gestionnaires devront être éduqués par nos syndiqués au moyen de plaintes adressées à Travail Canada ou à des organismes provinciaux de main-d’oeuvre. Et bien sûr, ils seront rapidement confrontés à la réalité des droits des travailleurs.

À cette étape, nous pouvons affirmer que nous avons fait des progrès importants – mais nous pouvons toujours faire mieux. À titre d’exemple, nos membres de la fonction publique font constamment face à une gestion de transition – un va-et-vient de patrons militaires qui n’ont jamais travaillé avec des employés civils, à qui on doit « apprendre » nos droits en matière de santé et de sécurité.

Nos membres du secteur privé ont des employeurs qui ont souvent une étrange fausse idée selon laquelle le fait d’être sur des installations militaires les exempte de respecter les lois sur la santé et la sécurité.

Les organismes de nos employeurs distincts n’arrivent pas à comprendre s’ils doivent respecter ou non les lois sur la santé et la sécurité au travail.

Chers consoeurs et confrères, il est très clair que les lois sur la santé et la sécurité, à l’échelle fédérale ou provinciale, n’exercent aucune discrimination. Tous les organismes de service publics, privés ou distincts doivent observer les lois sur la santé et la sécurité au travail. Et c’est notre droit et notre devoir inconditionnels de veiller à ce que les employeurs n’y dérogent pas.

Par conséquent, comme je l’ai affirmé au début, pendant les deux prochains jours, il est important que chacun de vous établisse des réseaux et entende les comptes rendus de ses consoeurs et confrères, tant lors de la séance plénière que lors de vos ateliers respectifs. Votre participation à cette rencontre permettra à notre syndicat de continuer à assurer un milieu de travail sûr et sain à nos membres.

En plus de l’information que cette conférence vous fournit, de nombreux autres outils fiables sont à votre disposition. L’AFPC a un programme très intéressant en matière de santé et sécurité et un personnel bien renseigné qui peut venir en aide à chacun de vous. Vous rencontrerez Jeff, Denis et Dominic à l’occasion de la présente conférence, de même que nos propres animateurs Arlene Preston et Daniel Verreault.

Des organismes tiers tels que le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail et Travail Canada offrent gratuitement des outils et des ressources pour vous aider à accomplir votre travail.

En terminant, j’espère que vous apprécierez la conférence et que vous rentrerez au travail en possession de renseignements, de connaissances et de compétences qui vous aideront à améliorer la qualité de vie de nos membres, de même que la vôtre.

Rappelez-vous qu’un milieu de travail plus sûr crée un environnement sain et procure la tranquillité d’esprit.

Merci, bonne chance et profitez bien du reste de la conférence.


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